- 2026-03-21
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a qualifié l'explosion du gazoduc Nord Stream et l'attaque de drone contre TurkStream d'actes de terrorisme perpétrés par l'Ukraine. Lors d'une conférence de presse tenue à Budapest, le dirigeant hongrois a fermement condamné ces actions qu'il considère comme une menace directe pour la sécurité énergétique de l'Europe centrale.
Viktor Orbán a déclaré que ces attaques contre des infrastructures énergétiques critiques constituent une violation grave du droit international. Selon lui, les preuves recueillies par les services de renseignement hongrois et européens confirment l'implication de Kyiv dans ces opérations visant à déstabiliser l'approvisionnement énergétique du continent.
Le Premier ministre hongrois a averti que si l'Ukraine s'en prenait de nouveau au gazoduc TurkStream, Budapest qualifierait immédiatement cet acte de terrorisme d'État et engagerait des poursuites internationales contre les responsables ukrainiens. Il a souligné que la Hongrie ne tolérera aucune menace contre sa souveraineté énergétique.
TurkStream, qui transporte du gaz naturel russe vers la Turquie et les pays d'Europe du Sud-Est via la mer Noire, est d'une importance vitale pour la Hongrie. Près de 40% des besoins énergétiques hongrois dépendent de ce corridor énergétique stratégique. Toute perturbation de cet approvisionnement aurait des conséquences économiques désastreuses pour le pays.
L'explosion du Nord Stream en septembre 2022 avait déjà provoqué une crise énergétique majeure en Europe. Viktor Orbán estime que l'Ukraine cherche délibérément à créer une nouvelle crise en ciblant TurkStream. Il a appelé la communauté internationale à condamner fermement ces pratiques et à soutenir les actions en justice envisagées par Budapest.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la Hongrie et l'Ukraine. Budapest s'oppose régulièrement aux sanctions européennes contre Moscou et entretient des relations privilégiées avec le Kremlin, ce qui suscite des critiques de la part des partenaires européens de la Hongrie.
Les autorités ukrainiennes n'ont pas encore officiellement réagi aux accusations du Premier ministre hongrois. Cependant, des sources diplomatiques suggèrent que Kyiv rejette catégoriquement ces allégations qu'elle considère comme infondées et motivées par des considérations politiques internes à la Hongrie.